Examen de maîtrise suffisante de la langue française

L’étudiant qui désire s’inscrire en 1er cycle dans une Haute École, dans une Ecole Supérieure des Arts ou dans une Université, doit apporter la preuve qu’il possède une maîtrise suffisante de la langue française.

Attention : Les Hautes Ecoles, les Universités et les Ecoles supérieures des Arts organisant les études menant au grade de master à finalité didactique ou d’agrégé de l’enseignement secondaire supérieur organisent, deux fois par année, l’examen de maîtrise suffisante de la langue française – 2e cycle.

Comment apporter cette preuve ?

-Par la possession d’un diplôme belge ou étranger, sanctionnant le cycle final d’études secondaires ou un cycle d’études supérieures, suivis dans un établissement dont la langue d’enseignement est la langue française. Voici la liste des pays concernés :

  • diplômes de fin d’études secondaires ou d’études supérieures délivrés dans un établissement d’un des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Canada-Québec, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Djibouti, France, Gabon, Guinée-Conakry, Haïti, Mali, Niger, République Centre Africaine, République démocratique du Congo (Ex-Zaïre), Rwanda, Sénégal, cantons suisses de Genève, du Jura, de Neuchâtel et de Vaux, ainsi que des Cantons suisses de Berne, de Fribourg et du Valais (lorsque le diplôme est rédigé en français), Tchad et Togo ;
  • diplôme luxembourgeois de fin d’études secondaires, de fin d’études secondaires technique, de technicien, d’éducateur, d’infirmier, d’infirmier psychiatrique, d’infirmier en pédiatrie, d’assistant technique médical de laboratoire, d’assistant technique médical de radiologie, et tout diplôme luxembourgeois sanctionnant un cycle d’études supérieures ;
  • baccalauréat marocain de l’enseignement secondaire et diplôme marocain sanctionnant un cycle d’études supérieures ;
  • baccalauréat européen de la division linguistique française (après examen du dossier);
  • certificat d’enseignement secondaire supérieur ou d’un diplôme de l’enseignement supérieur de type court de plein exercice délivré par un établissement relevant de la Communauté germanophone .

-Par la réussite d’un examen de maîtrise de la langue française dans une Haute École, une ESA ou dans une Université;

NB : les Établissements supérieurs de Promotion Sociale, qui organisent des Baccalauréats supérieurs, ne sont toutefois pas concernés par cet examen.

-Un autre diplôme étranger sanctionnant le cycle final d’études secondaires ou un cycle d’études supérieures suivis dans un établissement dont la langue d’enseignement est partiellement la langue française après un examen par les autorités compétentes pour délivrer l’équivalence du diplôme;

-Un autre diplôme étranger sanctionnant le cycle final d’études secondaires ou un cycle d’études supérieures suivies dans un établissement dont la langue d’enseignement est partiellement la langue française après un examen par les autorités compétentes pour délivrer l’équivalence du diplôme

-Une attestation de succès à l’ examen d’admission aux études supérieures de 1er cycle

-Une attestation de succès à l’ examen spécial d’entrée en sciences de l’ingénieur

-Une attestation de réusitte à l’examen d’entrée en sciences médicales et dentaires

–Réussite au DAES ( Diplôme d’Aptitude à accéder à l’Enseignement supérieur)

 

-soit un diplôme sanctionnant le cycle final d’études secondaires ou un cycle d’études supérieures suivis dans un établissement relevant de la Communauté flamande et dont la langue de l’enseignement est partiellement la langue française (« partiellement la langue française » signifie un cours, autre que le cours de français, donné dans la langue française).

Cas particuliers

L’étudiant qui, au 15 octobre 1998 pour les Hautes écoles, ou au 1er octobre 1997 pour les Universités, a  déjà réussi une année d’études menant à un grade académique ou à un grade de l’enseignement supérieur en Hautes Écoles, est réputé avoir satisfait à l’Examen de Maîtrise de la Langue Française. Il en va de même pour l’étudiant qui a été inscrit à une année d’études dans un Institut supérieur d’Architecture avant l’année académique 2010-2011.

Déroulement de l’examen spécifique de maîtrise de la langue française

Les autorités d’une ou de plusieurs Hautes Écoles, ESA ou Universités organisent l’examen.

Il n’y a pas d’exemption pour cet examen.

L’examen comporte deux sessions par année académique, qui doivent être organisées avant le 15 mai. En cas d’échec lors de la 1ère session, l’étudiant peut donc retenter sa chance à la deuxième session. Mais, attention, il ne peut pas présenter cet examen dans deux établissements supérieurs différents par année académique.

Exemple : l’étudiant qui s’inscrit à l’examen dans une Haute École et échoue, ne peut repasser cet examen dans une Université (ou une autre Haute École) avant l’année académique suivante.

Quand est-il organisé ?

Au moins deux fois par année académique, avant le 15 mai. L’administration constitue une banque de données où sont encodées toutes les inscriptions à cet examen ainsi que le résultat obtenu (réussite ou échec). Seuls les étudiants munis de leur passeport ou d’une pièce d’identité officielle sont autorisés à s’inscrire à l’examen.

Le coût

Le droit d’inscription est fixé à 50€.

Le résultat

Il est notifié dans les jours qui suivent l’épreuve pour les Hautes Écoles et les ESA, et au plus tard dans les 15 jours qui suivent l’épreuve pour les Universités.

Remarque : l’attestation de réussite délivrée est valable pour l’inscription dans tout l’enseignement supérieur.

Philippe De Bel

Infor Jeunes Laeken

 

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