Stage d’insertion, mensonges et exclusions

stagesLes jeunes attendent de la gouvernance politique qu’elle soit autre chose que le relais docile du diktat des marchés ! L’exclusion programmée de 55.000 chômeurs pour janvier 2015, suscite une surenchère d’effets d’annonce politiciens en vue d’estomper la réalité de ce « bain de sang social », comme d’aucuns l’ont déjà nommée.

Il y a donc lieu de distinguer ce qui relève du discours des politiques et ce qui relève de la réalité. Pour l’illustrer, pointons deux mensonges parmi les plus flagrants : 

– Discours : « Personne ne perdra rien, ceux qui sont exclus du chômage pourront bénéficier d’un revenu du CPAS ». Réalité : un allocataire d’insertion sur deux est cohabitant, celui-ci n’a pas droit au revenu d’intégration sociale (CPAS). Les autres (isolés et chefs de ménage) pourront en faire la demande, ce qui aura inévitablement un coût pour les finances communales et fédérales.

– Discours : « Les personnes qui ont travaillé ont droit à une allocation de chômage illimitée dans le temps ». Réalité : pour bénéficier de cette allocation, il faut avoir travaillé durant une période suffisamment longue qui y donne droit (ce que l’on nomme la « période de référence »). Ceux qui ne totalisent pas le nombre de jours précis, calculés sur la période de référence, n’y ont pas droit.

Concernant les jeunes qui terminent leurs études, rappelons les éléments principaux du stage d’insertion.

Déjà rallongé de 9 à 12 mois depuis janvier 2012, le stage d’insertion (durant lequel le jeune ne touche aucune indemnité, hormis les allocations familiales) est à présent assorti de contrôles de recherche active d’emploi.

Concrètement, le jeune demandeur d’emploi doit obtenir deux évaluations positives, pour pouvoir bénéficier au terme des douze mois du droit aux allocations d’insertion. Toute évaluation négative entraîne une prolongation de 6 mois. NB : l’allocation d’insertion est limitée dans le temps : 3 ans, d’où les exclusions massives de ceux qui ont commencé à bénéficier de l’allocation d’insertion en 2012, et qui arrivent en fin de droit !

 

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