Nadia n’en peut plus !

imagesNadia a 16 ans. Il y a deux mois, suite à un incident anodin, Elle est devenue la risée de ses camarades de classe à l’école : « Un peu au début, puis c’est devenu tous les jours ! Au point que des profs sont intervenus. Les choses se sont tassées, puis très vite c’est revenu mais plus à l’école : sur les réseaux sociaux à présent, et tous les jours et sans arrêt. Je n’en peux plus, je ne veux plus aller à l’école.. J’en ai parlé aux enseignants, mais ils me disent qu’ils ne peuvent rien faire car c’est sur les réseaux sociaux.. » 

Que peux faire Nadia ?

Tout d’abord, il faut conseiller à Nadia de parler du harcèlement qu’elle a subi à ses parents, à ses professeurs, au directeur de l’école.. Le harcèlement se nourrit du silence et de la honte de la victime qui s’enferme sur elle-même : pour sa santé psychologique et physique, il y donc lieu de briser le silence.

Ensuite, contrairement à ce qu’ils disent, les profs peuvent également « faire quelque chose ». Quoi cela ?

– Interpeller des services spécifiques d’accompagnement compétents pour ce type de situation : le CPMS, l’équipe « SOS Enfants », un centre de guidance,..

– Les profs et la direction de l’école ont le pouvoir d’interpeller les auteurs du harcèlement, car il s’agit de faits graves portant atteinte à l’intégrité psychologique et/ou physique d’un membre de la communauté éducative, faits graves pouvant entraîner l’exclusion définitive des auteurs, comme le prévoit le Décret « Missions » du 24 juillet 1997 en ses articles 81 et 89, ainsi que le règlement d’ordre intérieur (R.O.I) de l’école qui doit intégrer de telles dispositions.

Enfin, Nadia et ses parents peuvent aussi évidemment engager des poursuites judiciaires dans ce type de situation.

Eric Bruggeman

Infor Jeunes Laeken

Références légales :

Décret de la Communauté française du 12 mai 2004 relatif à l’aide aux enfants victimes de maltraitance (art.3 , §1 et 2)

Décret du 24 juillet 1997 du Gouvernement de la Communauté française portant sur les structures et l’organisation de l’enseignement obligatoire, – l’exclusion définitive (articles 81 et 89)

Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 18 janvier 2008 définissant les dispositions en matière de faits graves devant figurer dans le R.O.I des établissements organisés et subventionnés par la Communauté française

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