YassineInfor Jeunes Laeken : Yassine, peux-tu nous raconter ton histoire et les mésaventures auxquelles tu as dû faire face dans l’enseignement supérieur ?

– Oui, il faut savoir que j’ai décroché de l’école très tôt. J’étais en 3ème professionnelle quand j’ai arrêté l’école, j’avais 14 ans. Puis j’ai voulu me reprendre en main et obtenir mon CESS. Je me suis renseigné et j’ai repris une formation au CBAI (Centre Bruxellois d’Action Culturelle) comme animateur culturel, que j’ai réussie. 

J’ai aussi fait une autre formation, beaucoup plus dure, pour devenir éducateur sportif. Ça a vraiment été un défi pour moi, je me suis donné, j’ai beaucoup étudié, ce n’était pas facile de se remettre dans le bain alors que je n’avais plus été à l’école depuis longtemps. Finalement j’ai été le premier de ma formation, j’étais très content. Avant de m’inscrire on m’avait certifié que cette formation débouchait sur l’obtention d’un CESS, j’étais ravi.

Infor Jeunes Laeken : Très bien, et qu’est ce que tu as fait ensuite avec ton « CESS » en poche ?

–  Je suis allé me présenter dans une Haute Ecole pour devenir éducateur spécialisé. Je suis arrivé le jour des inscriptions avec mon diplôme qu’on m’avait donné à la formation et tout s’est bien passé. On m’a demandé de remplir des papiers et la secrétaire a accepté mon diplôme.

J’ai donc débuté mes études supérieures, c’était pas de la tarte… Mais je me suis accroché j’ai vraiment bossé à fond et j’ai réussi tous mes examens lors de la session de janvier. J’étais très fier.

Après les examens on a recommencé les cours, tout se passait pour le mieux.

Infor Jeunes Laeken : Jusqu’au jour où…

–  Jusqu’au jour où j’ai été convoqué de toute urgence chez la Directrice. Elle m’a expliqué que le diplôme que j’avais fourni avant la rentrée n’était pas valable, ce n’était pas un CESS comme on me l’avait certifié lors de ma deuxième formation. Le problème, c’est qu’elle m’a dit ça au mois de mai !

Le vérificateur de la Communauté Française avait inspecté mon école et avait remarqué que je n’étais pas en règle. Je n’avais pas le droit de poursuivre mes études dans cet établissement parce que je ne disposais pas du papier nécessaire. C’était dingue parce qu’on me disait que même si j’avais réussi mes examens de janvier, tout tombait à l’eau, juste à cause d’un document.

Infor Jeunes Laeken : Et c’est à ce moment là que tu a pris contact avec Infor Jeunes Laeken..

–  Oui, je ne savais vraiment plus quoi faire quand j’ai eu la chance de tomber sur Infor Jeunes Laeken. On a contacté un avocat qui a envoyé une lettre à la Communauté Française et Infor Jeunes Laeken a contacté mon école pour essayer de trouver une solution à mon problème.

Dans un premier temps, l’école m’a dit que je pouvais passer mes examens de fin d’année, mais que je devais aussi passer un Jury Central ou alors réussir un examen d’entrée à l’Université.

Le problème c’est que mes examens arrivaient et que si je voulais réussir mon Jury ou l’examen de l’université je devais étudier tout en même temps. Je ne me sentais vraiment pas capable de réussir le tout.

J’ai finalement passé mes examens de fin d’année. Je ne les ai pas tous réussis du premier coup, mais lors de ma deuxième session j’ai réussi tous mes cours de première.

Infor Jeunes Laeken : Et d’un point de vue administratif, que s’est il passé ensuite ?

Au bout de plusieurs semaines qui n’en finissaient plus, tout est rentré dans l’ordre. La Communauté Française a finalement validé mon inscription dans l’enseignement supérieur sur base de la valorisation des acquis d’expérience (VAE). En effet, le savoir-faire et la pratique que j’avais déjà acquis grâce aux deux formations (que j’avais réussies avec fruit, en promotion sociale et en éducation permanente avant d’entamer mes études en Haute Ecole) ont été reconnus en tant qu’acquis d’expérience suffisants, permettant d’accéder aux études supérieures.   

Maintenant tout va bien, je suis en deuxième année de Bachelier et les examens de janvier approchent. Je suis vraiment content, mais j’ai failli perdre un an complet de ma vie.

Si on m’avait dit au départ que la formation que j’avais entreprise ne débouchait pas sur un CESS j’aurais certainement fait autre chose, j’aurais peut être passé mon Jury central ou j’aurais essayé de passer un examen d’admission à l’université.

Même l’école n’a pas remarqué que mon diplôme n’était pas valable, j’ai été la victime de négligence…

Mais bon maintenant je suis en deuxième et tout se passe pour le mieux c’est le principal !

Propos recueillis par Zocha Mikolajczyk

Infor Jeunes Laeken

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