Quand Facebook se veut transparent

La collecte d’informations est aujourd’hui un enjeu majeur pour les gouvernements et les autorités de tous les états. Facebook, qui est le premier réseau au monde (près de deux milliards d’utilisateurs), est sollicité par ces états en raison du nombre impressionnant de données dont le réseau dispose sur les individus. 

Dans un souci de « transparence » Facebook publie chaque semestre les statistiques concernant le nombre de demandes faites par les états, et le pourcentage de demandes pour lesquelles des données ont été fournies.

Facebook précise que toutes les requêtes émises par les gouvernements ne sont pas forcément prises en compte. Seules celles qui sont formulées dans le cadre d’une enquête officielle ou portant violation de la loi dans un pays donné, sont acceptées. Mais également celles qui font partie du programme américain Foreign Intelligence Surveillance Act ou émises par des lettres de la NSA (National Security Agency).

Cette opération de transparence ne permet évidemment pas de savoir ce que recèle vraiment ces demandes : terrorisme, crimes de droit commun ou poursuites d’opposants politiques en conflit avec le pouvoir..

Un constat global est que d’année en année le nombre de demandes d’informations émises par les différents états ne fait qu’augmenter.

Pour la Belgique, trimestre juillet 2016 – décembre 2016, les chiffres sont les suivants :

Lorsque les autorité belges ont donc demandé à FB de leur livrer les données privées d’utilisateurs, durant le semestre mentionné, le réseau a répondu favorablement près de 9 fois sur 10.

Pour accéder au rapport complet de tous les pays, cliquez ici.

 

Eric Bruggeman

Infor Jeunes Laeken

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