Deux cas « vécus » en milieu scolaire

imagesInfor Jeunes Laeken est de plus en plus régulièrement interpellé par des familles dont l’enfant est victime de harcèlement au sein de l’école.

La situation la plus fréquemment rencontrée est celle du harcèlement d’un élève par un ou plusieurs de ses condisciples. (NB : les prénoms des élèves cités dans l’article ont été modifiés).

Tel le cas du petit Nabil, scolarisé dans un Athénée réputé en région bruxelloise, qui, parce qu’il est studieux et manifestement plus mature que ses camarades de 2ème secondaire se voit harcelé à longueur de journée. Aux brimades et insultes répétées, y compris sur les réseaux sociaux, se succèdent les menaces et puis les coups. Les parents, auxquels heureusement l’enfant se confie, tentent d’obtenir le changement de classe ainsi que la cessation du harcèlement à l’encontre de leur fils, dont la santé décline tant physiquement que psychiquement et met en péril aussi les résultats scolaires de l’enfant, pourtant excellent élève.

Garantir le bien-être de l’enfant

Mais l’école semble accorder peu de crédit aux demandes des parents, rejetant même l’origine des problèmes sur Nabil ou sa famille, peu coopératifs. Après une multitude de rapports médicaux et notre intervention auprès de l’Inspection scolaire compétente, soulignant la nécessité de garantir le bien-être de l’enfant, la situation semble enfin évoluer positivement pour Nabil.

Si le harcèlement par des « camarades » de classe est la situation la plus fréquemment rencontrée, un autre type de harcèlement semble lui aussi malheureusement progresser : celui exercé par l’institution scolaire elle-même. Tel le cas de Victor dont nous avons récemment eu à connaître. Victor est sous le coup d’une procédure de non réinscription pour la rentrée scolaire 2014/2015.

Les faits qui lui sont reprochés sont non avérés et mineurs. Ils ne peuvent en aucun cas être qualifiés de faits graves pouvant entraîner une procédure de non réinscription qui, en droit scolaire, équivaut à une exclusion définitive et doit donc répondre aux prescrits légaux contenu dans le Décret Missions. Après l’introduction d’un recours devant le Collège des Bourgmestres et Echevins de la Ville De Bruxelles, PO de l’école réputée à l’origine de la procédure, et audition, pour le moins traumatisante pour un enfant âgé d’à peine 13 ans, nous obtenons avec les parents gain de cause : Victor ne peut être exclu de « son » école, ou par ailleurs, il obtient de bons résultats scolaires.

Le changement d’école est parfois la solution

A la rentrée de septembre, toutefois, les choses ne semblent pas aller de soi pour certains professeurs de l’Athénée , dont un en particulier harcèle le petit Victor, le sommant, devant toute la classe de révéler ce « qu’il a bien pu raconter pour gagner son recours ». Devant le mutisme de l’enfant, le professeur commence alors à révéler ce que, en principe, il n’a pas à avoir connaissance, à savoir les arguments développés pour défendre Victor lors de l’audition devant le Collège de la Ville !

Rendez-vous pris avec la direction de l’école, celle-ci ne semble pas vouloir prendre les choses en main et stopper ce que l’on peut qualifier de harcèlement.

De manière surréaliste, et symptomatique du peu de prise de conscience de la gravité des faits, il est reproché à Victor de ne pas avoir eu son journal de classe lors du cours de mathématiques !

La situation de Victor est telle que ses parents envisagent maintenant de le changer d’établissement scolaire, pour qu’il puisse étudier sereinement et réussir son année. Devant l’attitude de l’école, il est légitime de se demander s’il ne s’agit pas de « représailles » après le recours gagné et si finalement, la procédure d’exclusion ne finira pas par aboutir par d’autres biais…

Philippe De Bel

Infor Jeunes Laeken

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