La « constante macabre » Sekwasa ?

Non, rien à voir avec la programmation cinématographique du BIFF..

La « constante macabre » désigne un phénomène observé dans l’évaluation des élèves par les enseignants. Le terme a été créé par André Antibi (1), chercheur en didactique à l’université Paul Sabatier de Toulouse.

Sous la pression de la société, et dans l’idée de rester crédibles – c’est-à-dire d’être perçus comme de « bons » enseignants-,  les profs se sentiraient obligés de mettre une proportion constante de mauvaises notes. Et ce indépendamment de la réussite effective des élèves.

Une telle pratique serait potentiellement présente dans les pays où le système éducatif repose avant tout sur le principe de la sélection sociale des élèves, comme c’est le cas notamment en Belgique ou en France.

« Par « constante macabre », j’entends qu’inconsciemment les enseignants qui s’arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes. Ce pourcentage est la constante macabre » (André Antibi)

Cette théorie met donc l’accent sur le poids excessif qu’aurait la note et surtout la systématisation des mauvaises notes, qui pousserait à la sélection par l’échec. Avec comme conséquence : le découragement et l’exclusion de nombreux élèves.

Eric Bruggeman

Infor Jeunes Laeken

(1) André Antibi, « La constante macabre ou comment a-t-on découragé des générations d’élèves ?« , Math’Adore, 2003

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