Aménagements raisonnables

Un aménagement raisonnable est une mesure concrète permettant de répondre à des besoins spécifiques (dyslexie, dysorthographie, dysphasie, TDA/H, handicap mental, autisme, etc. ). Sa fonction est de réduire autant que possible les effets négatifs d’un environnement inadapté. 

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© Apeda

Les aménagements raisonnables doivent être appliqués :

  • lors de la sélection de candidat.e.s 
  • lorsque la personne est déjà engagée. 

Quelques exemples d’aménagements raisonnables

  • Adapter la police (arial, comic ou openDys) et sa taille (12 ou 14), espacer les lettres et les mots des textes destinés à une personne dyslexique, comme dans cette brochure.
  • Réduire les stimuli d’une personne ayant des troubles de l’attention par le port d’un casque anti-bruit 
  • Outiller une personne dysorthographique avec un logiciel de correction orthographique adapté sur son ordinateur.

Les aménagements raisonnables doivent être appliqués dans le monde du travail mais également à l’école, lors de formations, de stages, etc. 

> Découvrez les fiches-outils pour les aménagements raisonnables dans l’enseignement

> Mieux cheminer au sein des besoins spécifiques d’apprentissage 

Mise en place

Au cas par cas

Les aménagements doivent toujours être personnalisés et adaptés au besoins de chaque personne. Cela peut prendre différentes formes et plusieurs aménagements sont parfois nécessaires pour une même personne.

Processus

Lorsque des aménagements raisonnables sont nécessaires pour une personne à besoins spécifique, il est important qu’une réelle collaboration se mette en place entre les différentes personnes concernées : personne à besoin spécifique, sa/son jobcoach, l’employeuse.eur, etc.

Nous conseillons de suivre cette procédure

  1. La personne (accompagnée ou non de sa/son jobcoach) exprime clairement ses besoins auprès de sa/son supérieur.e. Il n’est pas nécessaire de dévoiler l’entièreté de son dossier médical mais bien de préciser les besoins spécifiques liés à la situation de handicap. Elles/ils examinent ensemble les aménagements qui peuvent répondre le mieux aux besoins de la personne. 
  2. Organiser une rencontre entre la personne concernée, accompagnée ou non de sa/son jobcoach, et  sa/son supérieur.eexprime ; lui permettre d’exprimer clairement clairement ses besoins. Il n’est pas indispensable de dévoiler l’entièreté du dossier médical mais bien de préciser les besoins spécifiques liés à la situation de handicap. Elles/ils examinent ensemble les aménagements qui peuvent répondre le mieux aux besoins. 
  3. Les décisions prises sont formalisées par écrit afin que chacun.e sache clairement ce qui est attendu d’elle ou de lui.
  4. Formaliser les décisions par écrit afin de préciser clairement ce qui est attendu de chacun.e.
  5. Discuter avec la personne comment et si elle souhaite informer ses collègues de son handicap et des aménagements raisonnables.
  6. Demander à la personne si elle accepte d’informer ses collègues de son trouble et des aménagements raisonnables et quelle forme elle souhaite donner à cette information.
  7. Les personnes présentes se réunissent périodiquement (mensuellement, trimestriellement…) afin d’évaluer la pertinence des aménagements. Si nécessaire, les aménagements sont ajustés aux besoins de la personnes porteuse de handicap et à la situation professionnelle.
  8. Réunir régulièrement (mensuellement, trimestriellement,…) les acteurs du projet pour évaluer l’efficacité des aménagements et, éventuellement, les modifier. 

Interview d’Olivier Daubresse

Responsable des Ressources Humaines chez McDonald’s Bourse et rue Neuve

Témoignage de Marguerite-Marie Brun – Multi-dys

Sources

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