Ranking scolaire et incivisme

infogSuite à une question parlementaire récente d’un député libéral, la Ministre de l’enseignement a jugé bon de communiquer la carte infographique du classement des écoles en Communauté française en fonction de l’indice socio-économique de celles-ci.

Trois catégories, sur une échelle de 1 à 20 : celles qui ont de 1 à 5 : écoles aidées financièrement ; 6 à 14 ni aidées ni aidantes ; et 15 à 20 : écoles les plus favorisées qui doivent aider les moins favorisées. Un certain nombre de journaux ont diffusé, début mars 2015, cette cartographie sans aucune contextualisation ni mise en perspective. Dans de telles conditions, le message véhiculé auprès du lecteur ne peut qu’être : voici les « bonnes » écoles (celles qui ont un indice élevé), et voici celles qu’il y a lieu d’éviter (celles dotées d’un indice faible). N’y-a-t-il pas quelque incivisme dans cette approche, qui consiste à réduire l’enseignement à un classement pour consommateurs ?

Les enquêtes PISA (OCDE) ont certes insisté sur les écarts d’indices socio-économiques. Mais en tant que marqueurs d’inégalités, destinés à mettre en place des politiques publiques correctrices de ces inégalités ! Et non pour en faire des outils destinés à nourrir l’individualisme « méthodologique » et amplifier la logique de marché, c’est-à-dire la loi de la jungle..

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Eric Bruggeman

Infor Jeunes Laeken

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