1e décembre : journée mondiale de lutte contre le sida

Le temps passe. Pas le sida !  Par conséquent,  je m’informe. Je me protège. Je suis solidaire.. Car, même si le sida ne fait plus beaucoup parler de lui, le risque de contamination est toujours présent : chaque jour, trois nouvelles infections au VIH sont détectées en Belgique. Avec plus de 1.100 nouveaux cas par an, la contamination est plus importante dans notre pays qu’il y a 20 ans, lorsque tout le monde parlait du sida et le craignait.

Les comportements à risque sont en augmentation, dans toutes les catégories de la population, y compris chez les jeunes, mais surtout au sein des groupes les plus exposés comme les homosexuels masculins par exemple.

L’usage du préservatif n’est plus systématique alors qu’un seul rapport non protégé peut entraîner la contamination. En témoigne notamment la recrudescence des IST, les infections sexuellement transmissibles.


Globalement, les gens savent que le virus du sida se transmet par voie sexuelle et que le préservatif constitue le premier moyen de prévention. Mais il n’empêche qu’une certaine méconnaissance de la maladie continue à persister, voire se renforcer. Une enquête toute récente menée en Communauté française auprès des jeunes de l’enseignement secondaire (La Santé des Jeunes – enquête HBSC – 2008) révèle ainsi qu’un jeune sur quatre ne perçoit pas – ou pas clairement – le risque de transmission du virus s’il a « un rapport sexuel non protégé avec une personne qui a l’air en bonne santé et qui dit qu’elle n’est pas malade. ». Et ce, alors qu’ils sont plus de neuf jeunes sur dix à percevoir le risque dans le cas d’utilisation de seringues contaminées.

Au sujet de l’usage du préservatif, l’enquête sur la santé des jeunes menée en Communauté française par SIPES révèle ainsi que parmi les jeunes (15 à 22 ans) ayant eu des rapports sexuels, le préservatif avait été utilisé lors du dernier rapport (par le répondant ou son partenaire) par 6 garçons sur 10 et 4 filles sur 10. Et le nombre de non utilisateurs est plus élevé chez ceux qui ont eu plusieurs rapports, avec plusieurs partenaires. Or, un seul rapport non protégé peut suffire à briser les rêves d’une vie.

Beaucoup d’idées fausses circulent, tant sur les modes de transmission que sur les moyens de prévention. Ce qui, notamment, continue à générer des comportements discriminatoires à l’égard des personnes séropositives. Par exemple, aujourd’hui encore, plus d’une personne sur deux estime avoir été discriminée du fait de sa séropositivité, notamment dans le cadre des soins de santé et de la vie professionnelle, mais aussi de la part d’amis et au sein de leur propre famille. (Enquête de Sida Info Service menée en 2009). Une attitude que rien ne justifie et surtout pas le risque de contamination : il n’y a aucun risque à travailler, jouer, étudier, manger, etc. quotidiennement avec des séropositifs…

Et puis se pose la question du traitement post exposition qui permet de réduire fortement le risque de contamination au VIH/Sida après une prise de risque. Quand le prendre ? Dans quelles circonstances ?

Et le dépistage, qu’en est-il aujourd’hui …

A toutes ces questions, la Plate-Forme Prévention Sida apporte une réponse : http://www.preventionsida.org

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