Supprimer le redoublement passe par une remise en question de la culture de l’évaluation et de l’échec

En 2014, l’Université de Liège (ULG) s’est penchée sur la question du redoublement au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à la demande du groupe parlementaire PS. Les conclusions de l’étude sont sans appel.

Plusieurs chercheurs et académiques de l’ULG ont analysé la problématique dans un rapport d’expertise. Ces experts sont les suivants :
Ariane BAYE : assistante en Sciences de l’éducation
Florent CHENU : chercheur au département éducation et formation
Marcel CRAHAY : professeur de Psycho-pédagogie à l’ULG et à l’UNIGE
Dominique LAFONTAINE : Docteur en Sciences de l’Education et responsable belge francophone du programme PISA
Christian MONSEUR : Professeur en Sciences de l’Education

Sur base d’outils statistiques, le rapport aborde la question de la pertinence du redoublement. Il traite aussi des effets de celui-ci sur la scolarité des jeunes, ainsi que des alternatives qui se présentent à eux.

Il ressort de cette étude que, dans un système profondément marqué par une culture de l’évaluation et de l’échec, les élèves apprennent très tôt à s’investir prioritairement pour les points (les notes) et pour passer dans la classe supérieure, alors que les plus jeunes (en 1re et 2e année primaire) vont encore d’abord à l’école pour apprendre.

Les objectifs de performances l’emportent le plus souvent sur les buts de maîtrise des connaissances et des compétences, ce qui n’est favorable ni pour les apprentissages ni pour la motivation des jeunes.

Pour ses experts, envisager la suppression du redoublement doit passer par une modification profonde de la façon dont une société pense la formation de ses jeunes.

Télécharger l’étude

Marc Dujardin

Infor Jeunes laeken

 

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